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Premières expériences

lundi 1er mai 2006, par Laëtitia, Vintz

c- Des premières expériences à nos jours :

Sonntag et Wallace réussissent à augmenter de manière notable la
fréquence cardiaque d’un fœtus de neuf mois dans 28 tentatives sur
29, en employant un timbre électrique qui frappait pendant 5s, à
une minute d’intervalle, un disque de bois placé sur le ventre de
la mère.

De même, il a été observé chez les mères pianistes une
hyperagitation, à type de secousses continuelles chez les fœtus de
6 mois. Il en est de même pour les bruits agressifs, par exemple
au cinéma (bruit d’armes à feu).

Spelt déclara être arrivé à conditionner un fœtus. Il s’agissait
d’effectuer 5s de stimulations tactiles sur le ventre de la mère
dans la région fœtale, suivies par un son intense. Celui ci était
produit par un petit morceau de bois sur une caisse en bois. Peu à
peu, le fœtus apprenait à anticiper le son après le stimulus
tactile.

On peut donc parler d’une mémoire du fœtus des perceptions
tactiles mais aussi auditives. Benenzon parle quand à lui de
l’engramme mnésique de l’être en gestation dans lequel on trouve
une mosaïque héréditaire où se situeraient les expériences du
passé folklorique du sujet correspondant à la vie de ses ancêtres,
son milieu culturel. De plus, il développe le principe de l’iso,
comme étant individuel à chaque être. L’iso étant un phénomène
sonore et de mouvement interne qui résume nos archétypes sonores,
notre vécu sonore in utérin et notre vécu sonore de la naissance,
de l’enfance jusqu’à notre âge actuel. Par ailleurs pour produire
un canal de communication, le tempo mental de celui qui écoute
doit correspondre avec le tempo sonore musical, c’est aujourd’hui
un élément qui possède toute la force de perception passée et
présente.

Il tient donc compte d’une capacité d’écoute et de mémorisation du
fœtus qui, basée sur des études et des faits clinique, démontre
l’influence du milieu extérieure tactile ou auditif sur le fœtus.

Plus simplement, les préparations à l’accouchement cherchent à
optimiser tous les modes de communications avec le fœtus. On ne
peut à proprement parler de musicothérapie, le mot thérapie étant
sous jacent d’une pathologie quelconque, mais plus d’approche
musicale ayant pour but de créer un environnement sonore bénéfique
à l’unité mère- enfant. Comme l’a dit Benenzon, l’iso détermine
l’histoire de chacun et de fait, la mère va d’elle même trouver le
type de musique qui d’ordinaire l’entraîne dans une sensation de
détente. Ainsi ressortent fréquemment les musiques calmes, dites
de relaxation , les mouvements lents de musique classique, mais
aussi les comptines pour enfants. Généralement l’haptnomie est
associée à ce type d’approche. Cette méthode consiste à entrer en
contact avec le bébé par le contact des mains sur le ventre de la
mère.

En conclusion, il a été constaté une diminution de l’agitation
chez certains fœtus. La détende de la mère entre pour une grande
part en jeu mais il arrive déjà que seule l’écoute musicale
influence le comportement du fœtus de 5 à 6 mois.

De la même manière, si comme l’ont montré Spelt, Sonntag et
Wallace, le fœtus peut montrer des signes de stress à type de
tachycardie ou d’agitation à un milieu auditif extérieur agressif,
de même un type de musique adapté à la mère et donc généralement à
l’enfant, créant un environnement de détente peut, lui aussi,
modifier le comportement fœtal.

Nous avons compris qu’il y avait mémorisation par les différentes
expériences cliniques précédentes, mais le contenu de cette
mémorisation se conserve-t-il à la naissance et est il utilisable
à profit ?

Ainsi, il sera intéressant d’étudier un tableau du très jeune
enfant : le nouveau né en néonatalogie. Peut-on maintenant parler
de musicothérapie, peut- elle être utilisée dans ce tye
d’environnement déjà saturé sur le plan sonore, quels sont ses
bénéfices et ses limites.

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